À quelle "secte" appartiennent les enfants ?
Comme mentionné dans un article
précédent, la Mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)
remet ça. Mais cette fois par un angle différent :
une enquête sur linfluence des mouvements sectaires
sur la santé des enfants.
Proposée par les députés Jean-Pierre Brard
et Philippe Vuilques, elle reçoit laval des différents
groupes parlementaires. Comme annoncé, elle rend son rapport
à lAssemblée nationale le 19 décembre
2006.
Cependant, nous nen sommes plus à lépoque
où lon se contentait de données fournies par
les Renseignements généraux français. Cette
fois les débats se sont déroulés en compagnie
de la presse et ont été filmés.
Sur la sellette, 3 groupes : les Témoins de Jehovah,
lEglise de Scientologie ainsi quune petite communauté
nommée Thabitas Place (communauté biblique fondamentaliste
d'origine américaine établie dans la région
de Pau). Dans celle-ci on signale entre autres des enfants non inscrits
à l'école publique. Le fait quun enfant y soit
mort en raison dun défaut cardiaque nest sans
doute pas étranger à ce choix.
Dans le cadre de cette enquête parlementaire, le 21 novembre
2006, une "descente" a lieu à Thabitas Place
avec des témoins et des experts connus. Ils se composent
de personnes que la floraison des nouvelles religions a hissées
vers une nouvelle profession. Ce sont notamment :
Georges Fenech, député UMP (circonscription
du Rhône)
Philippe Vuilque, député socialiste (circonscription
des Ardennes)
Jean-Pierre Brard, député apparenté
aux groupes communistes et républicains (circonscription
de la Seine).
Et léléphant accouche
dune souris !
Confiée aux soins de deux inspecteurs généraux
de léducation nationale, lenquête de la
MIVILUDES révèle au moins un aspect stupéfiant
: sur 19000 signalements fournis par des procureurs de la République
concernant des enfants estimés en danger pour des raisons
physiques ou morales
, 8 létaient à cause
de mouvements sectaires !
Pressés de questions, les inspecteurs savouent presque
navrés dun butin aussi maigre : « Pour
nos inspecteurs dacadémie et nos recteurs, dans ce
domaine-là, ce ne sont pas
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Extrait de la déclaration de MM. Dupuy et Polivka
rapporteurs de la Commission d'enquête relative
à l'influence des mouvements à caractère
sectaire et aux conséquences de leurs pratiques
sur la santé physique et morale des mineurs.
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masquer cette note |
vraiment les sectes qui les inquiètent » [ réf ].
Mieux, selon ces mêmes inspecteurs : «
souvent
ce sont des enfants qui sont particulièrement bien adaptés
à notre organisation scolaire et qui sont des élèves
jallais dire
modèles, ce nest pas la bonne
expression
qui suivent une scolarité qui pose le moins
de problèmes. »
Bien que les experts de la MIVILUDES ne puissent nier que dans
les minorités spirituelles les enfants savent lire convenablement,
on craint quils fassent semblant dêtre daccord
avec ce quon leur enseigne à lécole publique,
sans toutefois y croire.
Ils ne connaissent pas Zidane !
Ce que la MIVILUDES semble le moins tolérer, cest
que des familles tentent de soustraire leurs enfants à ce
quil faut bien appeler le Système.
Dans laffaire de Thabitas Place, les représentants
de la MIVILUDES déplorent que les enfants « ne
connaissent même pas Zidane ». « Ils
n'ont pas de contacts avec les enfants extérieurs à
la communauté, ignorent Internet, le cinéma, la télévision
et ne sortent qu'occasionnellement ! »
Autrement dit, ils ne reçoivent pas leur lot quotidien de
nouvelles : pédophilie, viol, homosexualité,
homoparentalité, torture, divorce et violence. Bref, tout
ce qui agrémente la vie de leurs camarades !
Y aura-t-il une nouvelle liste des mouvements
sectaires ?
Daprès le député Georges Fenech :
« Il ny aura pas de liste de sectes, nos travaux
sont axés sur les dérives sectaires
et établir
une nouvelle liste permettrait à ceux qui n'y figurent pas
de se prévaloir de ne pas y être ! ».
Il nempêche que lenquête de la MIVILUDES
déplore :
une sensibilisation insuffisante des administrations,
un contrôle de linstruction à domicile
et de lobligation scolaire trop lâche,
un contrôle de lactivité des psychothérapeutes
insuffisant
Parmi les propositions pour y remédier, elle prévoit :
un statut cultuel soumis au critère des intérêts
supérieurs de lenfant comme élément dappréciation
de latteinte à lordre public ;
un régime dautorisation a priori pour obtenir
le statut cultuel ;
compléter la loi About-Picard en sanctionnant
lenfermement social du mineur ;
redéfinir les conditions de lengagement
des poursuites pour prosélytisme (art. 19 de la loi
About-Picard) et supprimer les conditions de plusieurs condamnations
pénales (1 seule sera suffisante) ;
redéfinir linstruction à domicile.
La liberté religieuse est encore loin dêtre
garantie en France.
* * * * * * *
Les attitudes envers les enfants dans les mouvements représentés
au CLIMS
Fraternité Blanche Universelle
Généralités
(selon larticle des statuts de lassociation culturelle
"Fraternité Blanche Universelle")
« LAssociation nest pas cultuelle. Ses membres
peuvent donner leur allégeance à toutes confessions
chrétiennes ou non ».
En entrant dans cette association culturelle, les membres de la
Fraternité Blanche Universelle ne changent pas de religion,
chacun reste libre de poursuivre son engagement religieux dans la
confession de son choix.
Lenseignement philosophique reçu permet à chaque
membre dapprofondir ses propres convictions et de mieux comprendre
les autres croyances en retrouvant les principes communs à
tous les grands mouvements, offrant ainsi la possibilité
dun meilleur dialogue inter-confessionnel.
Attitude de la Fraternité Blanche Universelle face à
lécole
Omraam Mikhaël Aïvanhov na pas donné de
consignes aux parents, mais il a encourage les étudiants
à poursuivre leurs études le plus loin possible. Il
a surtout insisté sur un rééquilibrage indispensable
entre linstruction qui sadresse à lintellect
et à léducation qui sadresse au cur
et à lâme. Les responsables des comités
ont toujours encouragé leurs membres à scolariser
leurs enfants dans des écoles officielles.
Lenseignement de la Fraternité Blanche Universelle
sadresse dabord aux parents et aux adultes à
qui il revient de savoir éduquer les enfants. Le principe
déducation préconisé est dêtre
des modèles de montrer lexemple à suivre.
Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours
Dans les familles membres de l'Eglise de Jésus-Christ des
Saints des Derniers Jours, les enfants sont considérés
comme un don de Dieu. L'éducation de ces petits êtres
est un privilège, mais aussi une grande responsabilité.
Elle doit se faire dans l'amour et le respect.
Pour aider les parents dans cette tâche importante, des cours,
des manuels et des programmes spécifiques sont disponibles.
Toutefois, l'éducation religieuse des enfants incombe tout
d'abord aux parents. Ils ont le devoir d'enseigner à leurs
enfants l'amour de Dieu et des autres, la compréhension de
principes corrects et le respect des lois du pays.
La prière quotidienne en famille crée une unité,
ainsi que la soirée familiale hebdomadaire. Cette soirée
est réservée pour être ensemble, pour dialoguer,
chanter et s'amuser en famille.
Il existe, dans l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours, un principe sacré qui est celui du libre
arbitre. Ainsi, le but de l'éducation religieuse dans nos
familles et dans l'Eglise est d'encourager chaque enfant, chaque
jeune, à étudier, à prier et à réfléchir
lui-même pour acquérir et renforcer sa propre foi.
Sukyo Mahikari
Léducation
Dans la langue japonaise léducation se dit KYÔIKU.
Le sens étymologique de ce mot veut dire : donner lénergie
de la vie afin de former de véritables enfants de Dieu. Dans
un monde idéal, les parents, les éducateurs la société
et Sukyo Mahikari apportent leur contribution pour permettre aux
enfants de se développer sur le plan spirituel mental et
physique.
Le rôle des parents
Les parents sont les premiers modèles pour leur enfant aussi
ont-ils la responsabilité de rechercher à saméliorer
pour assurer un destin heureux à leur enfant. La mission
de parent consiste à ressentir quand est-il judicieux de
se montrer tendre ou sévère envers lenfant.
Ils recherchent ce qui est le plus adapté pour son avenir
scolaire et professionnel, selon ses capacités et ses désirs.
Ils lui offrent ce qui lui est nécessaire sans céder
ni aux caprices ni aux pleurs. Ils ne comptent pas sur autrui pour
donner à leur enfant une solide éducation morale basée
sur des principes religieux.
Le rôle de lécole et de éducateurs
On constate que la compétition scolaire est de plus en plus
féroce, ceci à cause du souci des parents pour la
réussite de leur enfant. La vie des écoliers ne devrait
pas être centrée uniquement sur les examens et la réussite.
Lécole doit aider lenfant à faire de son
mieux par rapport à ses capacités, différentes
de celles de lautre.
Lapprentissage de toute matière permet à lenfant
de se confronter aux difficultés de lexistence. Il
le prendre comme une opportunité de sentraîner
et de découvrir la joie de dépasser ses limites.
La capacité des enfants à exercer un jugement moral
sest malheureusement dégradée. Cela entraîne
des phénomènes de persécution qui deviennent
de plus en plus courants à lécole. Les éducateurs
doivent être épaulés par les parents pour enrayer
ce phénomène. Ils sont souvent délaissés
pour pallier au manque déducation morale des enfants.
Le rôle de lorganisation Sukyo Mahikari
Sukyo Mahikari propose aux parents de transmettre la Lumière
aux enfants dès leur plus jeune âge, régulièrement,
afin quils acquièrent une bonne santé, une attitude
rayonnante et une grande force mentale. Les centres de Mahikari
sont dotés dune salle des enfants où ils peuvent
recevoir la Lumière, jouer et lire.
Les parents profitent de ce temps passé au centre pour leur
expliquer le sens de leur engagement, leur foi en Dieu. A partir
de 10 ans, un enfant possède le développement intellectuel
suffisant pour recevoir linitiation, et débuter une
activité spirituelle. Il existe un groupe des jeunes qui
se réunit une fois par mois dont les objectifs sont la pureté,
la joie, la droiture et louverture à la volonté
de Dieu.
Le rôle de la société
Les valeurs anciennes comme le sens du devoir, la cohésion
familiale, le respect des aînés etc ont été
remplacées par lamour centré sur soi-même
au nom de principes tels que lindividualisme ou le libéralisme
et cest regrettable.
Cela a largement contribué au progrès économique,
mais a également influencé négativement léducation
en donnant un poids beaucoup trop important à la matière
par rapport aux aptitudes spirituelles et morales. Les jeunes ne
veulent plus subir aucune contrainte et deviennent de plus en plus
passifs.
La société des adultes est basée sur loppression
des plus faibles ce qui nest pas un modèle valable
et crédible pour la jeunesse.
La situation déchec de léducation actuelle
pousse de nombreuses associations à réagir pour chercher
des pistes. Toute solution sera vaine tant quon naura
pas pris en compte la dimension spirituelle dans le développement
des enfants.
Eglise de Scientologie
(Extraits décrits de L.Ron Hubbard sur le sujet des
enfants)
Un être humain ne se sent capable et compétent que
dans la mesure où il lui est permis de contribuer autant,
sinon plus que ce quil ne reçoit.
Un bébé contribuera en essayant de vous faire sourire.
Il se rendra intéressant. Plus tard, il dansera pour vous,
vous apportera des bouts de bois, essayera dimiter vos gestes
quand vous travaillez, pour vous aider.
Si vous nacceptez pas ces sourires, ces danses, ces bouts
de bois, dans le même état desprit que celui
dans lequel ils sont donnés, vous êtes déjà
en train dinterdire la contribution de lenfant.
La famille est un groupe dont les membres partagent un but commun
de survie et de progrès en tant que groupe. Lenfant
auquel on interdit de contribuer ou qui ne comprend pas les buts
et les principes de fonctionnement de la vie de famille se trouve
rejeté hors de la cellule familiale.
On lui démontre quil ne fait pas partie de la famille
car il ne peut pas y contribuer.
Il devient donc antifamille, première étape qui le
mène à être antisocial. Il renverse son lait,
importune vos invités et hurle devant la fenêtre pour
« samuser ».
Il tombera même malade rien que pour vous donner un surcroît
de travail. On lui démontre quil nest rien du
tout en lui montrant quil nest pas assez grand ou pas
assez fort pour contribuer.
Avec un très jeune enfant, il ny a rien dautre
que vous puissiez faire sinon accepter ses sourires, ses danses
et ses bouts de bois. Mais aussitôt quil devient capable
de comprendre, vous devriez lui expliquer précisément
comment fonctionne la famille.
Doù vient son argent de poche ? Comment la nourriture
arrive-t-elle dans son assiette ? Doù viennent
ses vêtements ? Comment se fait-il que cette maison soit
propre ?
Il est tout à fait vrai que lenfant a besoin damis.
Essayez de découvrir quels sont vraiment ses problèmes
et, sans réduire à néant ses propres solutions,
essayez de laider à les résoudre.
En fait les enfants réussissent mal sans amour et la plupart
dentre eux en ont beaucoup à vous rendre.
Les enfants et léducation dans lEglise de lUnification
Il est évident que les enfants sont la priorité essentielle
dans la famille et la société. Ils représentent
le futur, la continuité, lespoir.
Léducation et le respect sont un souci constant pour
les parents qui jusquà leur mort se sentent concernés
par leurs "petits".
Une société et un environnement qui sont favorables
et qui soutiennent les valeurs familiales sont garants dun
meilleur développement de lindividu.
Cependant, un point essentiel de léducation est le
libre-arbitre de lenfant, qui doit faire siennes les décisions
pour son futur et ses orientations.
Même si la famille est le terreau idéal pour le développement
et la croissance, lenfant doit absolument faire ses choix.
Le but de la discipline est la self discipline. Seuls des personnes
responsables et créatives peuvent assurer le futur et la
continuité. ¤
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