L'Assemblée générale de l'ONU déclare
2010 Année internationale du rapprochement des cultures
Selon l'alinéa 8 de cette résolution : L'Assemblée
décide de proclamer l'année 2010 Année internationale
du rapprochement des cultures, et recommande d'organiser, à
cette occasion, des activités appropriées sur le dialogue,
l'entente et la coopération entre les religions et les cultures
au service de la paix, notamment un dialogue de haut niveau et /ou
des rencontres interactives informelles avec des représentants
d'organisations de la société civile.
Source : http://portal.unesco.org
Une décision réconfortante sur
un parcours houleux
Malgré quelques poches de résistance, notamment de
la part de certains parlementaires français, une tendance
réconfortante semble se dessiner face à ce problème
très ancien.
Des philosophes grecs ne rêvaient-ils pas déjà
de faire brûler publiquement les écrits de leurs concurrents ?
Et malgré les persécutions endurées, les premiers
chrétiens étaient-ils plus tolérants envers
ceux qu'ils appelaient les païens ? (mot dont la
racine signifie paysan). Par la suite, cette spirale descendante
ira s'accélérant.
Par exemple, le peuple juif, tenu pour responsable de la mort de
Jésus, sera exclu d'un grand nombre de fonctions dans la
société. Quelques exceptions à cette intolérance
généralisée surgissent cependant ici et là.
Entre autres le théologien philosophe Pierre Abélard,
qui parvient à réhabiliter la philosophie d'Aristote
dans la culture chrétienne. En quête de tolérance
religieuse, en 1142, il publie même un très controversé
Dialogue entre un philosophe, un juif et un chrétien.
Le monde était cependant encore bien loin des ouvertures
que nous connaissons actuellement.
La Révolution française donne
à l'intolérance un tour inattendu
A la Révolution française, une loi sur la constitution
civile du clergé crée un schisme au sein même
de l'Église catholique. Prêtres "constitutionnels"
et prêtres "réfractaires" s'affrontent alors,
provoquant la rupture entre la Révolution et l'Église
catholique. Cette scission posera les bases d'une escalade d'anticléricalisme
dont les soubresauts sont encore bien présents.
Premières tentatives de dialogue
En 1893, lors de l'exposition universelle de Chicago, pour la première
fois des représentants de religions orientale, asiatique
et occidentale se réunissent dans un esprit fraternel. A
cette occasion, Swami Vivekananda (1863-1902), un leader spirituel
hindou, inaugure une série de conférences qui feront
connaître l'hindouisme au monde occidental.
Par la suite, le développement des moyens de communication,
en favorisant les échanges culturels, jettera les bases du
dialogue interreligieux tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Ainsi, grâce à l'opiniâtreté de certains
êtres d'exception, l'idée d'un âge d'or de la
compréhension se forme peu à peu dans le creuset de
la sagesse universelle.
Les membres du CLIMS saluent la décision de l'Assemblée
générale de l'ONU proclamant l'année 2010 Année
internationale du rapprochement des cultures.
Ils saisissent cette opportunité pour augmenter leurs efforts
dans l'organisation de colloques entre religions établies
et minorités spirituelles.
Des bases reconnues existent déjà
pour favoriser ce rapprochement
Il est une instance qui n'attend que de bonnes volontés
pour réaliser cet objectif.
Fondé par Paul VI en 1964, un Conseil pontifical pour le
dialogue interreligieux existe déjà.
Il comporte même un volet destiné spécifiquement
à des minorités telles que celles représentées
au CLIMS. Il s'agit du Conseil pontifical pour la culture, un organisme
créé par Jean-Paul II en 1982. Puisse 2010, proclamé
Année internationale du rapprochement des cultures, marquer
la concrétisation d'un tel avènement. ¤
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