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L'origine du CLIMS
1996 : la société genevoise est secouée
par les retombées des assassinats des membres de l'OTS. Articles
de presse et débats publiques véhéments s'en
prennent à tout ce qui ressemble de près ou de loin
à une "secte".
Dans
ce contexte, des membres de plusieurs mouvements spirituels mis
en cause rencontrent le pasteur Jean-Claude BASSET, initiateur de
la Plateforme interreligieuse de Genève. Il s'en suit une
série de rencontres avec des responsables de minorités
spirituelles auxquelles participe aussi un prêtre catholique.
Il ressort de ces échanges où chaque mouvement se
présente (voir les fiches)
que l'image donnée par la presse et certaines associations
ne reflète pas la réalité et va à l'encontre
du principe fondamental de la liberté religieuse.
Les buts du CLIMS
De ces rencontres informelles naît le CLIMS le 1er avril
1997 en tant qu'association qui se donne les buts suivants :
Répondre à la demande croissante
et largement insatisfaite du public comme des autorités en
matière d'informations fiables, notamment par le biais d'un
site Internet et d'un large réseau de consultants.
Faciliter les contacts entre personnes
privées, minorités, Églises et pouvoirs publics
et, en cas de litige, offrir ses bons offices ou aider à
désigner un médiateur indépendant.
Offrir un soutien efficace aux lésés
et ceci dans tous les cas : qu'il s'agisse de personnes victimes
de discrimination en raison de leur affiliation religieuse minoritaire
ou qu'il s'agisse d'adhérents victimes d'abus au sein de
leur propre groupement religieux.
Promouvoir la bonne application de la
"Déclaration sur l'élimination de toutes les
formes d'intolérance et de discrimination fondées
sur la religion ou la conviction" (adoptée par l'Assemblée
générale de l'ONU en 1981) et, le cas échéant,
en dénoncer les violations.
La naissance de la Charte du CLIMS
Une des premières actions du CLIMS a été de
mettre au point une "Charte
de bonne conduite" à l'attention des minorités
religieuses. Ce document est né de l'écoute des préoccupations
des autorités, des membres et des mouvements eux-mêmes.
Jugée
novatrice et intéressante, cette charte a été
traduite et publiée en anglais par le Conseil cuménique
des Eglises (Word Council of Churches) dans sa revue Current
Dialogue n°41.
Ceci a contribué a faire connaître le CLIMS au-delà
de la Suisse romande. Par exemple, un membre de l'Eglise orthodoxe
bulgare étudiant des propositions à apporter à
la consitution de son pays, est venu rendre visite au CLIMS pour
en étudier certains aspects liés au dialogue et à
la prévention.
La charte du CLIMS a aussi permis de régler des problèmes
internes à l'association. C'est en effet en invoquant certains
de ses articles que des membres d'une minorité se sont vus
exclus du Comité. En effet, les actions de leur mouvement,
auxquelles ils participaient, allaient à l'encontre des principes
du CLIMS qu'ils avaient pourtant adoptés.
Les actions du CLIMS
Depuis sa création, le CLIMS se réunit mensuellement.
A chaque réunion, des sujets d'actualité sont
discutés entre les membres présents. Les problèmes
relatifs aux membres, aux groupes ou aux autorités sont également
abordés et des solutions élaborées.
Outre
ces rencontres, le CLIMS a organisé ou participé à
différents événements. Notamment, il
a mis sur pied une conférence internationale sur le thème
"Les rapports Etat-Eglises à lépreuve
des nouvelles minorités".
Des intervenants aussi prestigieux que Massimo Introvigne, Gordon
Melton (voir photo guauche) et Régis Dericquebourg ont tenté
de montrer comment l'expérience sociologique des experts
pouvaient aider les gouvernements à prendre les bonnes actions
face aux questions que suscitent les nouvelles religions.
Pour découvrir les détails de ces activités,
référez-vous à la rubrique 'événements'
de ce site.
Le CLIMS, en la personne du pasteur BASSET, a également
participé avec beaucoup de succès à des médiations.
Des membres ou des familles ont eu mailles à partir avec
un groupe et, plutôt que de laisser le problème dégénérer,
le CLIMS a permis de renouer le contact, d'étudier le problème
et d'amener une réelle solution.
Pour en savoir davantage sur cette activité, lisez la rubrique
'besoin d'aide ?'.
Résumé
Le CLIMS est le Centre de Liaison et d'Information concernant les
Minorités Spirituelles. En tant que tel, il est un interlocuteur
tant pour les autorités, que pour les membres de minorités,
leur famille et les mouvements eux-mêmes.
Proche des minorités spirituelles, tout en gardant le recul
nécessaire, le CLIMS peut amener des réponses là
où des solutions sont parfois difficiles à trouver.
Mettant l'accent sur un dialogue constructif, le CLIMS est un partenaire
efficace pour régler les questions liées aux "sectes"
ou autres problèmes de "dérives sectaires".
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